Ma coloc va toute nue (25)

Coté yeux bleus les deux cousines c'était pareil identique ! Toussaint une semaine ça faisait du bien pour la question de l'arrêt des cours et du repos. Le Dieu des corps allait pouvoir parler librement et totalement. Sylvie avait terminé son Lenoir et son petit traité d'histoire qui avait rejoint l'arrière monde du sous-lit au côté de Cervantès et de Nine. Elle avait terminé son après midi par "Bhakti ,  la voie de la dévotion amoureuse".

Maintenant elle était prête "à donner et recevoir , partager et jouir , servir et adorer", son Dieu suprême à elle c'était son petit corps rudement bien foutu et qu'elle était prête à partager avec une petite menace provocante.

 

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Éléonore était d'accord et moi aussi. Tout allait allé pour le mieux dans le meilleur des mondes dans le petit jardin vert de nos cinquante-six métrés carré. Dehors il pleuvait  des gouttes énormes d'un mètre cube, c'est lourd et envahissant comme le métro qui passait au coin de la fenêtre .

Ma coloc va toute nue (26)

Une fois le VAL passé , Metro Villeneuve-d'Ascq-Lille , sens Calmette-Quatre-cantons et Ponts de Bois, Lille 3 dans le coin supérieur gauche de la petite fenêtre, Éléonore la cousine et Sylvie, nues naturellement

 

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comme à l'ordinaire se sont installées devant les miroirs pendus sur les 4 murs pour une démultiplication improvisée, on se serait cru au bain d' Ingres où la lascivité se repend dans des vapeurs nommés désirs. Cela ne me dérangeait pas, j'avais fini les belles courbes thermiques de Fourier, tout était clair. Maintenant j'attaquais les suites de Fibonacci de Pise et devant moi j'avais l'impression d'avoir les Travaux Dirigés.Toutes ces imbrications, ces sommes diffractées des jolies chairs explosées dans le jeu des glaces étaient admirables,  j'allais sécher un cours de math à 9 heures et me rincer les yeux aux reflets splendides ....