lettresdumonde

28 septembre 2021

Une radicalité

Toutefois il ne sera pas bon pour nos enfants et nos petits enfants ( ceux qui dominent, commandent aujourd'hui n'y seront pas, ne seront même pas jugés pour ça...) de vivre sur terre en 2060 ou 2080. Ils seront en enfer. Nous leur avons préparé, nous continuons à leur préparer, c'est  sûr, une planète invivable. Leur laisser un vrai beau cadeau mortel. Savez- vous que l'on trouve Rousseau, non pas celui de l'Emile, trop radical. Mais demain, soyons en sûr, ce sont nos enfants nos petits enfants qui seront radicaux. J'en vois déjà qui se lèvent, leurs racines en feu , leurs ailes en feu, ce sont bien eux et pas nous qui allons vivre dans cet enfer. Nos chinois nous disent aujourd'hui qu'il leur faut arrêter la politique  du " 1 enfant par femme" :  L'enfer attend ..... Toutes les radicalités sont bien venues. Il en va de la vie. Allons nous rester, lontemps encore, les bras croisés, â  preparer la paille pour le brasier, criminels, complices, défaillants, vieux, égoïstes , sans responsabilité de l'avenir, stupides ?  L'Humanite est au tournant de ses choix . J M.

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Les matériaux de la mer (6)

De gaulle caillou

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27 septembre 2021

Prairie

Que m’as-tu apporté la Nuit

Nuit noire dans ta hotte étoilée

La Poésie et sa chevelure d’or

La mort avec sa pluie d’étoiles ?

La Nuit a déposé sur mes paupières

Alors que je dormais, enfant

Le rêve,

Le visage de la Poésie.

 

Que m’as-tu apporté la Nuit

Nuit noire dans ta hotte étoilée

Le cadeau  merveilleux de son corps

L’Amour avec ses ovales œufs d’or ?

La nuit a déposé sur mes paupières

Alors que je dormais adolescent

Le rêve,

Le visage de la Poésie.

 

Que m’as-tu apporté la Nuit

Nuit noire dans ta hotte étoilée

L’Amour, la Poésie, la Vie

La joie avec ses  yeux ouverts ?

La nuit a déposé sur mes paupières

Alors que je dormais, amant

Le rêve

Le crayon gris et la Poésie.

 

Que m’as-tu apporté la Nuit

Nuit noire dans ta hotte étoilée

Le présent  merveilleux de la vie

La mort avec sa pluie d’étoiles ?

La nuit a déposé sur mes paupières

Alors que je dormais, vieillissant

Le rêve,

La prairie de la Poésie.

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26 septembre 2021

Diane (2)

La première fois donc, electrifié par son désir, j'avais été littéralement estomaqué par le coup (ou le cou, je ne me souviens plus trés bien, de son désir). La force était celle d'une tornade blanche qui m'aurait, en un éclair, traversé les yeux (et si c'était son cou doré qui avait fourni cet effet là, tant il était gracieux et en chair d'ange, tendu lui aussi vers son désir majestueux avec ses fines cordes qui, semblaient-ils, laissaient passer aussi les sons du désir en déchargeant tous ces mille sacs de sérotonine au futur d'ocytocine (nous irions ensemble), alors il fallait constater que dans cette pharmacie à neuf heures du matin, sous les néons blancs, la Beauté était au rendez-vous avec dans sa main rose le franc désir comme un cri de vent qui aurait cheminé en nocturne à travers tout l'univers pour se retrouver là ce matin, fatigué mais confiant dans sa future résolution.

 

Diane attaquait par l'adret la page cent-treize de son roman. Elle était lumineuse de soleil. Ses yeux étaient pire que deux diamants précieux complices dressés tel des rayons, sans doute, était elle contente de la phrase jolie qu'elle venait de coucher sur le papier blanc. Etait-ce grâce à Oates, qu'elle avait continué la veille avant de se coucher et de rejoindre morphée  dans ses recoins, une histoire de veuve, qu'elle se réjouissait de sa phrase à bon-escient ? Tout était possible, même si nous n'étions pas en Amérique du nord mais non loin de Ligueil, Indre-et-Loire  ... 

Photos des Les lèvres de DianeP1000129 (3)

 

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25 septembre 2021

Chercheur de Beauté saison III (7)

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24 septembre 2021

Des virgules et des bébés

   Bien entendu les rôles de sexe sont des constructions sociales. Par ailleurs il ne faut pas confondre genre et sexe. Bien sûr on apprend, petit garçon, les rôles masculins. Bien sûr on apprend, petite fille, les rôles féminins. On adore les étiquettes, on adore claquemurer, on adore assigner à residence !

Mais Qu'y a t-il vraiment dans la nature, dans l'essence d'une fille, d'un garçon ?

Les differences ne sont que passagères : des virgules et des bébés !

Les anthropologues nous ont appris recemment qu'autrefois les femmes chassaient, étaient fortes, aussi musclées que les hommes. Il est même arrivé que l'on prenne l'une pour l'un et l'un pour l'une.

Maupassant avait  raison : une virgule et qui disparait !

 Aujourd'hui, sombre époque,  gare à ceux qui transgressent ! Gare à ceux qui pratiquent le transfuge de genre, ils seront traités comme Eddy Bellegueule dans son voyage, transfuge de classe !

ça, ça ne me plait pas du tout et vivat les deconstructeurs, honneurs aux décalés  !

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23 septembre 2021

Série des arbres, saison II (3)

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22 septembre 2021

Les seins de Laurencin

Marie, devant vos tableaux impressionnistes

Sous vos tissus de nacre et de velours

Je vois ses seins qui touchent le désir

Pourquoi ce rose au fond des décolletés ?

 

Le blanc de flanelle est tout ému

Des vagues rencontrent les tissus

Il y a tous ces grains désirables

La marée qui fait gonfler les voiles.

 

Quand sur eux se posent les lèvres folles

Artificiers lâchant leurs feux d’envie

Des étoiles dans le ciel de votre plaine

Ose la voie lactée tendue de soie, de laine.

 

Rencontrant tous ces baisers offerts

Le mur du temps s’est fendillé

Américaines aux seins d’Armorique

Mes harmoniques s’engramment sur le dessin.

 

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21 septembre 2021

La cinquième saison

 

La cinquième saison

 

S’il faut nommer le ciel je commence par toi

Je reconnais tes mains à la forme du toit

L’été je dors dans la grange de tes épaules

Les hirondelles de ta poitrine me frôlent

Dressées contre ma joue les tiges de ton sang

Le rideau de ta chevelure qui descend

Je te cache pour moi dans la ruche des flammes

Reine du feu parmi les frelons noirs des âmes

Par l’automne épargné tes yeux sont toujours verts

Les fleuves continuent de passer au travers

Ton souffle achève au loin le clapotis des plaines

On ne sait plus si c’est le soir ou ton haleine

En hiver tu secoues la neige de ton front

Tu es la tache lumineuse du plafond

Et je ferme au-delà des mers le paysage

Avec les hautes falaises de ton visage

L’étrave du printemps glisse entre tes genoux

Lentement le soleil s’est approché de nous

Tu traverses la nuit plus douce que la lampe

Tes doigts frêles battant les vitres de ma tempe

Je partage avec toi la cinquième saison

La fleur la branche et l’aile au bord de la maison

Les grands espaces bleus qui cernent ma jeunesse

Sur le mur le dernier reflet qu’une caresse

 

René Guy Cadou

 

Cadou est né à Sainte Reine de Bretagne en 1920. La vie lui a laissé 31 ans et c’est  « Hélène et le règne végétale», la Femme-source heureuse.  

 

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20 septembre 2021

Un nouveau regard

"Le véritable voyage de découverte ce n'est pas chercher de nouveau paysa-

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ges mais un nouveau regard" Marcel  Proust

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