lettresdumonde

04 octobre 2022

On refera ma ville. Saison II (2)

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03 octobre 2022

Le vieillard (71)

Depuis le vingt quatre novembre de l'année précédente, le vieillard Alzheimerien prosopagnosique dérangé en son girus fusiforme intermittent, la vieille dame au chapelet, dame cinquante, les deux filles devenues sœurs, monsieur Solal, le beau militaire, attendaient dans le port de Kiel en Schleswig-Holstein ( lieu qui ne pouvait déplaire à dame cinquante , amoureuse des vaches). Ils attendaient et c'était long, voyant passer des milliers de Ferry promis, le bateau pour Sonderborg Danemark, mais leur auteur avait disparu, abandonné la trame tandis qu'eux tournaient en rond dans ce port nordique et Ansien. Aloïs Dementia, le neuropsyrchou de Louis et qui le tenait par tous les fils recousus de son cerveau, les attendaient toujours à Stockholm, le Nobel. Dementia , avec sa zappette branchée sur le vieux, bouillait comme une bouilloire de Dickens.
Hambourg avait eu du charme malgré le guet de Morplus, l'entreprise internationale, implantée là aussi, grande dévoreuse de corps encore corrects à recycler. Les temps étaient modernes, google abordait, après les traversées des rivières, les rives de la trans-numérisation .
En quelle année étions nous se demandait Louis qui avait passé allègrement, comme Lavilénie sa barre, la centaine depuis quelques années, depuis sa fugue du château, l 'éloignement d' Yvette, la naine achondroplase aux yeux vairons? Louis voyageait dans son être qui avait perdu la conscience de la mort mais maintenant il était amoureux, comme un treize ans, de Louise. Il se disait que l'âge ne faisait rien à l'affaire...
Solal, le fou littéraire avait laissé sa "belle du seigneur" à Paris, il parla le premier, comme un ressuscité de Ionesco :
"Ah, Ah, ça y est, nous voilà de retour, ah les auteurs, il faudrait les jeter, ces tourneurs en rond de bocal myope à la Modiano, il faudrait prendre notre indépendance, c'est dégueulasse de laisser tomber ses personnages comme ça, on s'ennuie"
"De quoi parlez -vous? " demanda Louis, "je ne vous suis pas, "j'en est déjà assez avec Dementia qui me prend pour une voiture radio- commandée, c'est quoi, cette histoire d'auteur ? "
"Bah s'il n'était, nous ne serions, c'est évident Louis !".
"Rien n'est évident décréta" Louis. "C'est pas à cent ans qu'on va me dire ce que je dois faire, n'est-ce pas ? " .
"Alors pourquoi sommes nous ensemble , pourquoi Stockholm pourquoi ...?
La vieille dame, amoureuse de Jésus, tripotait son chapelet d'ovaires qui énervait tant maintenant les deux filles.
"Qu'est-ce qu'elle fait avec nous cette vieille ? demanda Solal.
"Elle fait" dit Louis "On ne vous à pas demander de nous suivre" .
"Vous voyez, laissez, calma Louise, c'est l'auteur, il fait ce qu'il veut de nous, on suit, sans doute est il garé,, en ce moment, et pourquoi en pyjama, sur son ordinateur dominical"

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02 octobre 2022

Prescription

Elle dit "délai prévu par la loi, passé lequel la justice ne peut plus être saisie" mais il n'y a pas de délai prévu par la vie. La conscience au quotidien sera, elle, saisie. Jusqu'à la fin la monstruosité peut être troublée par la possession de sa laideur.

   Il n'est pas rare que les adultes ne donnent pas le goût et l'appétit de la vie aux enfants ceux-ci galèrant longtemps, si cela arrive, pour s'extirper du néant et parfois même désiré mourir parfois seule porte de l'oubli...

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01 octobre 2022

Chercheur de Beauté. Saison 4 (17)

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30 septembre 2022

Décoration

Par le truchement des mots, dévoration communicative, la vie arpente le temps. Des grains de sable blond déposés dans la mémoire, comme dans un moulin, composent la farine du présent. Le temps appuie fermement, comme la grêle, sur les décombres vécus, martèle les pas sonores mille fois recommencés. La naissance est au bord du vide et tue l’oubli. Le néant. Avant que de vivre il n’existait pas. Autrefois l’indifférence laissait froid. Au puit des sources inconscientes stagnaient des désirs éblouissants. Aurore chantait et dansait le corps bombé de sommeil et la fleur aux seins jaunes se levait. Un autre Monde. Aujourd’hui fleurissait sur les ruines de l’ancien. Une heure de paix s’épanouissait, portant en germe des farandoles de rires, des pas de danse. Vivant des êtres partout, en belle harmonie, qui partageaient les peines et les joies. Des êtres qui évoluaient, plus sages, calmées les ardeurs. Ils relativisaient, les angoisses existentielles, réfrénaient les agressivités dominantes. Ici la mort était amie, prise un soir au détour d’une veillée ardente, elle se réveillait dans un lit de soie. L’amour pénétrait les ombres et la lumière. En concert, eux et les oiseaux composaient des musiques célestes. Un musicien, un jour, s’inspirait de ces sons. Des femmes chantaient de leurs belles voix. Le monde était devenu beau, couronné d’arbres et de montagnes majestueuses. Certains jours une pluie aux yeux claires, tombaient du ciel, colorant le vert des nymphéas. Pourtant l’homme encore se distinguait, recréant sur les étoiles, des couleurs quasi-nature, dans le plaisir de ses amis si nombreux.

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29 septembre 2022

Le monde est un livre

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"Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page "  Augustin D'Hippone.

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28 septembre 2022

Le chercheur de Beauté. Saison 4 (16)

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27 septembre 2022

Série des oubliés, saison III (5)

                                 

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26 septembre 2022

On refera ma ville. Saison II (1)

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Calais

 

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25 septembre 2022

Anitta (3)

Cheveux au vent, poitrine dressée comme des peuples insoumis qui appellent la révolte et la liberté aux décolletés des rêves remplis en l'espace du corsage couleur lin. Qu'elle était belle la fille d'en face, cheveux déliés par sa main rebelle comme la fille d'en bas d'Yvan Dautin mais sans chapeau de paille, vous savez - comme sa fille- insoumise jusque dans sa coupe de cheveux, garçonne, oeil droit et perçant, émargeant du côté de la bravoure, lèvres hautes et sur les pieds de laquelle, jamais, personne ne marchera.

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