lettresdumonde

02 juillet 2020

Série des arbres (30)

P1000742

photo spacemat

Posté par spacemat à 08:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]


01 juillet 2020

Voici venir le temps du monde incertain...

   Voici venir le temps du monde incertain où un peu comme pour la peine ou les virus nous ne savons pas bien d'où ils viennent, qui ils sont et où ils vont.

Un peu las, nous ne savions plus très bien si nous devions nous habituer à vivre comme ça ?

   Pourtant la couleur de l'espoir jade pointait légèrement !

L'incertain faisait hyménée avec un demi sourire, une indifférence, la peur, selon...Chacun retournait sa peau en soi pour tâcher d'y voir clair mais il voyait si peu.

Certain parlait beaucoup, coulait en logorrhée, d'autres ne disaient rien !

image0000001

les sachants répetaient "encore une fois", les autres allaient en procession comme à Ornans.

Mais tous étaient un peu perdu comme jamais. Quelques-uns faisait  semblant, d'autres disaient l'incertain est dangereux. D'autres résistaient par un dernier baiser encore, encore...

Quelques-uns disaient "c'est trop", d'autres "trop peu"

Les sucreries de Cambrai avaient aussi leur mot à dire dans tant de bouches et elles avaient le droit puisqu''elles étaient vivantes !

Certain convoquait l'Intelligence mais elle était toujours branlante !

 

Posté par spacemat à 09:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 juin 2020

La bouche amie

100_5605

"Verse-moi de ce vin, que je lui dise adieu

Adieu au nectar rose comme tes joues en feu

Las mon repentir est aussi droit et sincère

Que l'arabesque des boucles de tes cheveux"

                                                                        Omar Khayyam

Posté par spacemat à 08:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juin 2020

Chercheur de beauté (18)

Photo 2 101

Posté par spacemat à 16:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 juin 2020

Michel Onfray

   Paraphrasant Van Dantzig (1900-1959), le mathématicien hollandais (Thése qui portait sur les "Etudes de topologie algébrique" en 1931) l'inventeur du solénoïde dyadique, je dirais que le nombre de gens qui parlent des travaux Michel Onfray et de Didier Raoult est bien supérieur à celui de ceux qui les ont lu. J'estime qu'une recherche d' epistemologie topologique dans un axe Paris/ Marseille/ Argentan serait fort utile.

   Et vivat, quoi qu'il en soit, la Liberté qui dérange ! On préférera toujours le ventre du philosophe qui a éprouvé ce qu'il dit au poids des mots et au choc des photos des touristes ...   

 

Posté par spacemat à 09:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]


27 juin 2020

Antonella

   Antonella était née en Argentine dans la province de Chubut prés du lac Cholila. Elle était belle comme la déesse solaire Akewa. Ses yeux étaient des diamants fancy deep blue des plus rares. Au bord du lac tous les matins, Antonella se promenait nue, légère comme un oiseau d' Iquaçu. Ses seins étaient taillés dans la chair d'ange comme l'étaient tous ceux de nos personnages que vous connaissez, lectrices-eurs, bien déjà.Toute contemplation aurait pu susciter un immense désir si par hasard vous vous étiez trouvés sur la plage. Antonella était institutrice, elle ne commencait jamais sa classe avant dix heures. Antonella était libre de faire comme bon lui semblait. Sa silhouette lui permettait à peu prés tout. Antonella avait des lèvres abuseuses de baume, elles étaient pulpeuses ou peut être avait- elles pratiquées en abondance la gym facial. Son sourire était éclatant; il respirait la joie à mille carats. Dans son école Antonella ne travaillait pas seule. Elle apprenait la langue anglaise à des enfants âgés de huit à douze ans mais ce matin là elle avait le coeur gros car son petit chat avait disparu. Il n'avait que six mois, roux, comme les cheveux de l'auteur du portrait de Dorian. Il dormait sur son lit, comme elle, cette nuit il avait fait trop chaud. La fenêtre de sa chambre bleue était restée ouverte pour accueillir d'éventuelles bonnes étoiles. Dans la nuit Antonella avait fait un rêve étrange et pénétrant. Son corps qui dormait nu, réputé dans tous les recoins d' Argentine -elle fréquentait les réseaux sociaux- c'était transformé en ce chat quimera à deux faces : poils noirs avec oeil bleu à gauche, poils roux tigrés avec oeil vert à droite. Un trés beau chat. Dans ce délire imaginaire Antonella avait perdu son petit chat roux à elle. Elle s'était réveillée vers trois heures avec une douleur du côté de ses organes sexuels avec cette impression curieuse que eux aussi avaient disparu. Pourtant ils étaient bien là, logés, chauds comme un brasero parrilla. Dehors un orage se déchainait avec des yeux lumineux infinis. Antonella s'était levée, avait révetu sa sortie de nuit qui lui allait comme un Gant sur la Lys. Elle ressemblait au niveau de la taille idéale à l'actrice danseuse argentine Brenda Ascinar dans le patito feo . Ne voyant plus son chaton au milieu du lit, Antonella s'était mise à pleurer toutes les larmes de son corps comme ne le faisait pas lFontaine des Néréides  à Buenos Aires, l' œuvre de la sculptrice  Lola Mora, représentant la naissance de Vénus.

Le matin elle se rendait sur le bord du lac pour épouser l'eau claire et se baigner à jamais dans les profondeurs de la nature. Sur le bord de ce lac, un jeune garçon regadait Antonellao s'enfonçer dans le liquide bleu. Sa nudité dansait dans les jolies vagues que la nature voulait lui murmurer à mots doux. A son entrée l'enfant avait compris qu'il se passait quelquechose. Il se promenait au petit matin avec sa petite amie Griselda Nuncio, de deux ans son aînée. Ils venaient de faire l'amour dans le sable et rentraient pour l'école d' Antonella. Leur maitresse qu'ils adoraient leur parue dans la détresse et tous deux emportés par la fièvre sauveteuse se jetèrent à l'eau pour sortir de là Antonella. Ils y arrivaient péniblement maintenant mais affamés dans ce petit matin d'été, ils ne purent se retenir, alors qu'elle était inconsciente et nue, de manger de bon coeur leur maitresse d'anglais.

Les deux enfants se dirigeaient vers l'école du village, repus et prés à attaquer une bonne journée d'apprentissage. Arrivés à l'école, longeant les murs de l'établissement, ils avaient vu, qu'un joli chat à deux faces était installé au bureau. Quelques enfants avaient déjà pris place et ne semblaient pas étonnés de se voir accueilli par un chat au pelage étonnant.

Les parents de Griselda, au village, avait un élevage félin. Installés en face du cimetière, on voyait souvent, allongés sur des tombes de toutes les couleurs, des chats lascifs occupés à taquiner leur Morphée, faire rouler leurs yeux et s'entrainer mentalement à griffer un jeune dolichotis imaginaire. Griselda savait bien que certains chats pouvaient parler sans qu'on leur demande quoi que ce soit. Son petit copain de neuf ans, Felipe Martin qui faisait trés bien l'amour, était tombé amoureux d'elle grâce aux chats. 

Ils n'avaient pas bien compris le geste qui avait consisté à déjeuner de leur maîtresse mais il voyait bien maintenant qu'elle était toujours là, patiente, installée à son bureau.

La maîtresse en peau de chat avait distribué le travail à chacun de ses élèves. La matinée commencait toujours par un peu de lecture silencieuse. Le texte disait " Ce matin les enfants vous serez dirigés par un chat. Depuis la haute Egypte les chats ont toujours su faire l'école. Là bas ils étaient des déesses et la parole n'était pas utile pour enseigner aux humains. Ils sont porteurs de sept vies. Antonella se mettait à miauler. Tous les enfants étaient plongés dans la lecture. Ce matin là, les chiffres ne firent qu'un bref passage car l'exercice vraiment poussé ne consistait qu' à mesurer avec la plus grande précision, la longueur de la queue du chat.

La cloche avait sonné, tout le monde était rentré chez soi. Antonella, à dix sept heures, avait repris sa forme initiale et humaine, ses seins rebondis avaient récupéré toute leur grâce. Elle retrouvait dans sa jolie maison aux volets verts sur les bords du lac, son ami Ricardo Pampés qui ne travaillait pas mais faisait trés bien l'amour.La soirée commenca par une longue partie de dedans-dehors des  familles chers à Burgess. Un autre chat s'était installé sur les hauteurs du frigo. Il lisait tranquillement la chatte de Colette traduit par Anna Maria Iglesias et ne s'occupait pas des humains qui se pourléchaient les babines internes.

A vingt heure le téléphone avait sonné dans la cuisine pour annoncer sans qu'on lui demande quoi que ce soit la mort du président Albertino Hernandez qui venait de se faire prendre le kiki dans une loi qui allait le destituer. Tout doucement les chats montaient en puissance au pouvoir. Trois listes argentines étaient déjà enregistrer pour les prochaines élections législatives. Les moustaches allaient bon train.

Ricardo s'enfonça un peu plus dans Antonella qui ronronnait de plaisir. Le chat avait refermé son livre et ouvert le frigo pour récupérer sa pâtée. Il en profitait pour faire réchauffer un petit plat pour les deux amoureux encastrés.

"Il est bien ton chat ! " faisait Ricardo.

"Le tien aussi !" répondait Antonella.

Antonella et Ricardo repartaient pour la nuit entière dans une nouvelle sublime partie de dedans-dehors des familles toujours chère à ce cher Burgess. Dans la petite maison l' Amour se répandait partout. Du robinet même de la salle de bain gouttaient  le plaisir et la joie. Treize chats en rhodochrosite, la pierre de l'amour argentine, trônaient sur les bords de la piscine à se laver.

Un chat persan jouait la radio en bluetooth local avec une voix magnifique. Antonella posait son joli pied trente sept à la surface de l'eau bien chaude.Tout son corps pénétrait dans ce lieu si doux. A nouveau elle disparaissait dans les profondeurs de l'eau.

La radio s'était éteinte. Le sommeil avait gagné toute la pièce ...La dictée n'était pas corrigée.

Posté par spacemat à 09:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 juin 2020

Sarah Hegazy

 

 

Sarah Hegazy a été arrêtée par la police égyptienne en 2017 pour avoir levé un drapeau arc-en-ciel et avoir voulu défendre les droits des Lesbiennes, des Gays, des Bi, des Transexuels, des Queers.

Elle a dit :

«A mes frères et sœurs : J’ai essayé de trouver le salut… mais j’ai échoué. Pardonnez-moi,

A mes amis : l’épreuve est dure et je suis trop faible pour l’affronter. Pardonnez-moi,

Au monde : tu as été extrêmement cruel et je te pardonne.»

Sarah Hegazy avait été mise en prison - c'est elle qui l'a tuée- torturée et exilée,

A 30 ans, le 13 juin 2020, elle s'est suicidée dans son refuge de 2018 à Toronto .

Pain et Liberté.

Ne l'oublions pas !

 

Posté par spacemat à 08:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 juin 2020

Faut il brûler Colbert ?

   Pour ma part, si j'étais de confession juive, sans doute, je ne condamnerais pas l'action de celui qui va  taguer la statue de l'intendant des finances. Vu d'aujourd'hui, il faudrait ajouter à côté d'intendant, "Grand Criminel".

   Non, peut-être je ne déboulonnerai pas Colbert pour l'incipit de son horreur, le code noir : 1- "Ce faisant, enjoignons à tous nos officiers de chasser hors de nos îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence. Nous commandons d'en sortir dans trois mois" c'est parfaitement clair ! Nos Historiens ont bien montré ce que voulait dire "chasser" dans le contexte de l'époque.  

   Non, sans doute ne faut- il pas gommer l'Histoire et lui rendre sa grande complexité : " Et Grand Criminel aussi", c'est juste, précurseur d'une certaine façon, avec tant d'autres, d'Hitler et de la solution finale. N'est-ce pas Messieurs Freud et Wiesel, ignorer son passé n'est il point se condamner à le revivre, le répéter et à se dégrader en névrose dangereuse, fatale ?

Voilà pour Colbert !

   Qui voulons nous donc afficher dans notre espace publique ? 

   Osons- dire, avec toutes les pincettes, que l'époque, même si le social d'aujourd'hui n'est pas celui d'antan et l 'Histoire ne tourne jamais en rond mais - comme nous le disions tantôt- elle doit  éclairer l'avenir sinon elle ne sert à rien, que le Colbertisme n'est il point un Lepénisme : Accumulation de richesses pour les riches, les trés riches, les trés trés riches et les ultrariches, protectionnisme, interventionnisme d'état.

Ô comme il est curieux et resonant  que les adeptes du front condamnent les tags ! 

O le Passé-Présent, le nouveau Temps des conjugaisions modernes ! Comme le permafrost fondant libère les virus, le Temps retrouvé, décongelé, libère ses fantômes... 

   Macron Martial et enervé qui ne  veut pas déboulonner - dont acte- feignant de confondre Mémoire et Histoire- devrait faire trés attention...Il fait le lit plus que jamais  au fleuve de la haine....D'ailleurs ne se verrait- il point dans ce lit "en même temps" ?

Oui, les musées ont de la place pour Colbert afin de lui rendre toutes ses dimensions mais y'a pas photo

moi je préfère - n'en déplaise- Rosa park dans notre espace publique.

Il serait bon aussi que l'actualité nous apporte de bonnes nouvelles, n'est ce pas ? 

Posté par spacemat à 07:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 juin 2020

Au fond de vos yeux...

Dis-moi, le ciel

Au fond de tes yeux

C’est un lac de verdure

Où je m’allonge, nu ?

Pris dans la maille

Et le miroir des montagnes

Qui se dressent au lointain.

Quand je t’aime aux confins

De ta beauté de sel

Qui me donne des ailes

Pour nager vers toi

Au bassin de ton sexe

Au dessin de ton antre

Ta demeure de sucrin

Miel comme une abeille

Candi comme l’amour

Le baiser papillon sur tes joues

De satin myosotis frêle

Tremble d’une onde semée

Au limon de notre amour.

000_0548 (2)

 

Posté par spacemat à 07:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 juin 2020

Convention citoyenne

1) se déplacer autrement

2) Se nourrir autrement

3) Consommer autrement

4) Se loger autrement

5) Produire/travailler autrement 

Tout est clair, on apprend rien, c'est pas gagné !

Le dire c'est bien mais le faire ?

Sans doute faudra t-il être gouverné et nous gouverner autrement et cela pour tout le monde et partout dans le monde : c'est pas gagné !

Il en va de la vie.

L'Histoire est peut être une "matière vivante" et sans doute faut-il "la savoir en grand" dans toute sa compléxité comme le dit P Boucheron mais à mon avis si elle n'éclaire pas l'avenir elle ne sert à rien !

Nos lectures sont elle suffisamment communes

DSC04095

 

 

 

 

Posté par spacemat à 08:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]