Humanisme

18 août 2017

UNE ADORATION

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Ils avaient tant entremêlé leurs vies, leurs veines

Que les deux amants à l'aube étaient partis ensemble

Quel sens aurait pu donc garder ce fauteuil infirme sombre

seul (e) sans l'autre parti (e) par un matin dans les nuages.

Bien sûr comme ceux du père de Jackie ils eurent des orages

Elle avait Seize ans les yeux clairs quand elle cueillit son sourire

Il avait Seize ans quand son cœur se posa sur son cœur,

Ces deux là n'eurent pas d'enfants bien qu'en haut

une petite barrière fermait l'escalier; ils firent des milliards

de fois l'amour et c'était , nuits et jours , la première fois,

Il portait son odeur dont il était fou, elle chantait dans son cou

Il adorait ses seins plus ronds que ceux de Renoir

Il connaissait tout des étoiles mais il préférait ses yeux

Elle aimait ses mains comme un divin trésor

Elles étaient comme à elle se promenant sur son corps

faut dire qu'ils étaient beaux comme des perles d'eau !

Vers cinquante ans, leur amour n'avait pas pris un cheveu gris

Bien que les ans plantaient de vieux laguioles aigus dans leurs dos

Bien que leurs corps se croisaient dans ce lit improbable.

Ils prirent au crépuscule le chemin du canal comme une Virginia joyeuse

les poches lestées de la moitié de la collection de cailloux multicolores

Qu'ils regardaient ensemble sur la table en marbre du salon.

Ils s'embrassèrent sous le soleil couchant les bras en guise de liane

l'eau verte indifférente accueillit leurs lèvres soudées pour l'éternité.

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16 août 2017

Ma coloc va toute nue (24)

Éléonore était restée scotché dans le merveilleux écart écrit dans les corps qui pensaient bien au delà des replis inintelligents. Il n’ y avait rien qu’étincelles de splendeur comme un genre de monde culturel fabuleux avec des ressources à n’en plus finir jusque dans 

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des décolletés totalement absents. Mais maintenant il fallait partir en Math, laisser tomber nos Fourier fiévreux ! Se replier sur la mort de l’écart et attendre tout à l’heure pour repartir dans les discussions osées. Comme Sylvie, partir nue à l’université était une idée qui l’ a tentée mais elle n’osait pas. Son patrimoine ne partageait qu’un quart de l’audace naturelle de sa cousine … elle laissa ses socquettes blanches et ses yeux bleus…

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15 août 2017

Mes moires

   Nous avons des étoffes à reflets changeants et ondulés quand nous écrasons le grain du passé avec des rouleaux calandrés. Pilons nos souvenirs, air du Temps ! Mes moires sont-elles de Tours ou des gobelins ? Mon araignée mentale , à la manière d'une recluse de Vargas, est une tapisserie murale. Nous étions l’Homme oublieux !
Ais-je enfoui toutes ces tortures qui parsemèrent le siècle ? Ais-je tamisé le futur tapi dans mes cortex lents ?
   Nous repassions sur des longueurs de cordes infinies nos scriptura ! Ecriture mon amie, ma fleur, mon pantin.
Dans les mécanismes de la Pensée, vous vous souvenez, nous avions intégré les rigoles et les pleurs.
Lettres du monde, mondes des lettres comme on entasse des chaussures sur des montagnes réclamantes !
Que disiez-vous en toutes ces histoires moirées ? Que mâchiez-vous ruminants vos histoires, salade de fruits recomposés ?
Que parliez-vous Frédéric ?
Dans la moire nous reprenions les tenailles idéologiques, les pinces à copules fermées névrosant les broyats mnésiques !
Mémoire, tâche de Spinoza ou de Malebranche comme des grumeaux physiologiques !
Anatomie de nos désirs articulant rotules des fantasmes !
Douces moires en vos dentelles volantes, mon Amour !
Nous montions vers le futur en nos escaliers spiralés. Sur le lit nous enfantions les plus jolis hululements orgastiques si roses à nous frotter.
Ô mes moires, fille de Nyx , mes mains aveugles sur tes seins de lumière !

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13 août 2017

Ma coloc va toute nue (22) (23)

Mes petits veinards, hier vous fûtes privés, alors 2 pour aujourd'ui dimanche jour du seigneur !

   Éléonore aussi fait son sport le matin. Son asana préférée, après les exercices pour ses belles jambes fines , s’appelle « sur la tête », seule cette dernière avec le torrent détaché de sa magnifique chevelure  et ses avant bras de souplesse rose sont en contact avec le sol.Le profil est exceptionnel d’ harmonie.Tous ses dépassements sont parfaits !

 Eléonore dit qu’elle fait ses travaux pratiques de mathématiques . Sylvie sa cousine en serait jalouse, je le vois bien, pourtant elle n’ a rien à envier. En ce moment elle est enfermée dans l’huis clos de Jean Sol et on dirait bien qu’elle fait la gueule. Elle crie se prenant pour Estelle s’adressant à Garcin :  » C’est elle qui a commencé . Elle est venue m’offrir son miroir et je ne lui demandais rien ». Je ne peux strictement rien faire sinon observer le petit duel des deux grâces et je pars à trois mètres dans notre cinquante-six mètres carrés pour préparer le repas.Ce soir je fais des coquillettes violettes pour calmer ces deux cousines qui se taquinent.

Ma coloc va toute nue (23)

Les coquillettes violettes ont eu un franc succès. En vingt minutes nous étions réconciliés comme les aristo-chats.

 Comme le chevalier à la triste figure il y a quelque temps, Garcin a valsé par la fenêtre brisant son huis clos et pour une sieste bien méritée, à trois nous nous sommes mis gentiment les uns et les unes dans les autres et réciproquement.

Rentrer dans le corps des autres est un exercice extrêmement intéressant. La plupart de mes amis en raffole !Toutes ces choses sont joliment bien faites pour s’imbriquer et cerise sur le gâteau, toutes ces incursions donnent du bon plaisir.

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Éléonore est contente de sa colocation. Elle ne connaissait pas ça! Elle sait qu’elle ne dira pas tout à sa mère (sa mère est très curieuse, elle veut tout savoir). Éléonore dit qu’elle dira à peu prés un dixième de sa rentrée universitaire avec des équations. Sans crainte elle pense introduire quelques inconnus supplémentaires.

Un goéland avec des grands yeux perçants (pupille noir) s’est posé sur le rebord de la fenêtre. On dirait qu’il se rince l’œil et en même temps on dirait qu’ il ricane . Pourtant Je me suis endormi sur les seins souples de Sylvie, étrange !

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11 août 2017

Ma coloc va toute nue (21)

   Cinq septembre, huit heures, Éléonore était là ! Elle reprenait jeudi à la fac de math la cousine à ma coloc qui va toute nue. Cinquante mètres carrés et tous nus par contagion ,

 

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il nous fallait prendre nos marques et par instant nous tourner le dos mais on sentait bien que le désir monter en flèche flammèche et tous azimut, le petit bakélite sur le mur était déchaîné, se tortillait comme un petit diable ! Les études, ah les études, allaient- elles primer ou allions nous nous abîmer dans les imaginaires Dalien avec des poses de dingue et osées ?

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L’avenir dirait ! Éléonore était carrément belle aussi autant que sa cousine Sylvie, sans doute les mères sœurs devaient elles frôler la perfection…

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10 août 2017

Ma coloc va toute nue (20)

   Ma coloc qui va toute nue et que j’adorais, voulait un piano et comme celle qui voulut voir Vesoul elle eût son Steinway à queue. Elle jouait du Nyman, la dessus, mais je devais toujours être en dessous. Elle disait « je veux que tu participes à ma leçon de piano ».

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Ça ne me dérangeait pas, une leçon formidable comme une rivière qui s’évaderait et se jetterait dans la mer quelque part du côté d’ Ostende, ses jolies petits seins sautaient dans tous les sens sur la musique de Nyman. On s’entendait vraiment bien et j’avais peur de l’arrivée d’ Éléonore, demain lundi 5 septembre.

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09 août 2017

Eloge de la différence

   J’emprunte ce titre à Albert Jacquard, généticien des populations, mais vous le savez, ô lecteurs cultivés, pour la félicitation à tous ceux, soit 223 532 me dit le compteur, qui furent hier assez rapide pour saisir au vol, à nouveau, la note 1475, sur le « college boy », pour m’excuser auprès de tous ceux qui n’eurent pas la promptitude du Flux.
   Sans doute « une instance », aura-t-elle jugé que dénoncer la violence et l’extrême droite n’est pas d’actualité (Peut- être, cette note même 1476, ne survivra-t-elle pas à Zénith ?)
   Nous verrons bien !
Au vrai, nous n’avons aucune compréhension à l’enlèvement !
Peut-être, traduire images en mots n’est-il plus acceptable ?
« Je souhaite que le lecteur retienne cette leçon : notre richesse collective est faite de notre diversité. L’ « autre », individu ou société nous est précieux dans la mesure où il nous est dissemblable. »
L’obscurantisme extrémiste n’aime pas le dissemblable !

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08 août 2017

Une chambre à soi.


   J’ai convoqué Edward Hopper, disons le soleil du matin. 1952, pour illustrer une chambre à soi. 1929, de Virginia Woolf, née en 1882, elle avait traversé les apparences du soleil. Pour les apparences du soleil nous avons besoin de reflets et de coins, pour la Vie intérieure une chambre à Soi. En 1941, Virginia aura réussi, l’Ouse étant plus forte, surtout si l’on met des cailloux dans ses poches que la fenêtre de 1904. Les humeurs font des vagues dans le flux et le reflux de la conscience, le sable joue avec la lumière, les chutes ont parfois l’attirance des Oates. La lumière insiste en spot le matin alors que les yeux sont déjà ailleurs. . Un ailleurs parfois moins blanc que sur les draps alors que le soleil si fort prend les larmes par la main pour en faire un éclat de rire. C’est comme ça et c’est très bien !

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06 août 2017

Réveil des oiseaux

Olivier Messiaen endormi en Avignon n’était pas venu à l’aube pour le premier concert des oiseaux dans le plus extraordinaire jardin marais, vous le connaissez maintenant – c’est mon colon, celui que je préfère et qui n’envie rien au Poitevin- j’ai nommé l’audomarois, celui où les saints Omer, Bertin … tantôt plantèrent leur tante et puis leur foi non loin de Sithieu, disons quelques 300 km de canaux, entre Tilques, Salperwik et Clairmarais, mais l’orchestre était là, fidèle , resté fidèle.
Composé dans le vent des saules têtards, harpes jolies des harmonies, et des chatons blancs, les pianos noirs et blancs intégraient pies voleuses, bergeronnettes, queues d’arondes et hirondelles, grèbes … enfin tous ce qu’il faut de la gent ornithologique, douée des voix les plus belles, jusqu’au Fehrouz, Callas et Sopranes.
Nous nous arrêtions au bord de l’eau, alors que la ville au loin chantait sa fougue, dans la cathédrale de vert qui ne devait rien à Arcambold – et ses petites chaussures, comprenne qui peut !
Désolé lecteurs et auditeurs, mon point.mov, était trop lourd et l’écho de la foulque, de la faisane ne parviendra pas jusqu’à vous ! Un autre fois peut être ! Mais comme pour le blason de Brassens, vous savez qu’il est d’autres moyens, faites un effort, vous les connaissez, n’est-ce pas ! Il vous attend !

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05 août 2017

Hacker school (4)

 

 La leçon des vers

... Désormais l'Ecole était devenue virtuelle, plus de général qui a son signal disait "feu", plus de maître, chacun était autonome mais tendu flèche  comme à l’extrémité de l'arc vers la même cible claire. Entre eux, ils avaient le temps pour eux, depuis des villes retirées portant noms improbables, ils communiquaient à l'ancienne, enveloppes  et timbres, format et  tarif normaux, signal neutre indétectable, adresse flottante.

Chaque chambre était un laboratoire d'innovation informatique. Maintenant ils abordaient la question des vers, le mot d'ordre était "travailler en biologiste parfait", modèle ebola qui hésitait sur ses origines gorilles ou souris-chauves. D'où venons nous, qui sommes nous , où allons nous, léger comme l'air du temps, traçabilité zéro Zippo sans flammes !

   Jean Charles proposaient le modèle neuro, le ver, il doit se placer comme se loge un neuromédiateur, type acétylcholine ou dopamine traversant son espace synaptique, sur le récepteur trompé, les fesses ouvertes comme une Démocratie moderne, un amant , son amante. Eux doivent chercher les anticorps, mais nous toujours trois semaines d'avance. Désormais en place numéro 1 de l'ennemi publique internationale, ils avaient placé un Hexagone, reléguant le vieux Satan en 2. Les huit côtés, espace enclos, plaines, montagnes et fleuves compris devenaient le terrain de jeu favori. "faites sauter les digues tous azimut "disaient ils, haine totale en étendard, installer le polo noir, tête de mort du pirate, "cyberchampion" se disaient- ils. Ils bossaient à la nature de l' helminthe informatique parfait, à l'amélioration du parasitaire dans son entrée, la fameuse patte blanche à chevillette cherra. Le courrier électronique, cheval de Troie en sa crème algorithmique, était brouillé à l'identité multiple, ça venait de partout, et déguisé profond comme des sujets Nietzchien sortant masqués et dans des profondeurs insondables. Les dégâts, c'était après mais d'abord rentrer comme un commercial malin, pieds subtiles dans la porte verrouillée... Le ver se tortillait grave et gras entre les codes, larve de ténébrion, ils allaient même toucher les corps de ceux qui , connectés par un bracelet, étudiaient en courant , musique à l'oreille, le mouvement de leurs corps. C'était dangereux  , ces prises de position, on chavirait dans les possessions comme des diabolos fusionnant...

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