Humanisme

23 janvier 2019

La neige a neigé

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22 janvier 2019

Le canadair impuissant

 

Aucun canadair ne pourra éteindre ce feu

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Ce feu qui nous dévore

Comme un Grain de Beauté.

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21 janvier 2019

Le CRS qui n’y croyait plus

Le CRS qui n’y croyait plus

 

   C’ était dans la rue et c’était une autre semaine  presque dans une autre vie, flottant, Jules , de la compagnie dont nous tairons le nom, n’avait pas fait son métier, mur minéral, avec cœur. Il se sentait malaise, abattu, incapable de faire barrage solide et convainquant, comme de coutume et même, devant la violence, la hargne des manifestants, faire comme ses collègues robotisés, sortir matraque et lacrymo. Il avait reconnu dans un visage, monté de  calicots , et qui criait « on se bat aussi pour vos enfants », le professeur de médecine qui, il y a trois semaines, avait opéré et sauvé sa petite fille, au bord de la mort aprés un accident de la route, prunelle de ses yeux. Il savait que ses copains, aussi des hommes, ôtaient leur armure, dormaient prés de femmes et cauchemardaient souvent, pris dans des houles humaines. A Dunkerque, jeune, il avait aimé les chahuts, les corps pressés étaient emoi , devant la statue de Jean Bart, il avait perdu la foi. Lui aussi lisait le journal et n’adhérait plus à la politique actuelle du corps à corps. Il sentait, bien des collègues, dans le doute, accumulant  devant la pression, les psychosomatiques maladies, par transfert de crise quelquefois, des foies malmenés et des corps suicidés. Il pensait maintenant, pratiquer un triste métier mais que faire quand depuis trente ans la vitre d’un casque vous barre l’ horizon ? il aimait lire Aragon et se demandait souvent "est-ce ainsi que les hommes vivent ?"

Il se sentait parfois, comme au bout d’une laisse, au mou lâché, par quelques princes endimanchés, promu berger. Non décidément, ça n’allait plus, et son dos lui faisait si mal. Tous ces regards revendiquant étaient comme des piques sur la piste d’une corrida. Dans le tournis et le bruit d’ une mêlée de Castelnaudary, il ne savait plus distinguer l’ Homme du taureau, la dépression du cassoulet ...  

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20 janvier 2019

Vous glissiez sur le toboggan...

   Il ne savait plus distinguer ce qui est réel de ce qui est mensonger, la fausse information s'étalait comme dans un cloaque en putréfaction. D'un bout à l'autre de la toile d'araignée sans tête, la justesse avait sombré, son goût s'était altéré. Tout était sans dessus-dessous.Tout au fond, le desespoir était assis sur son vieux banc vermoulu avec des quantités de complots qui lui pleuvaient dessus. Les parapluies avont perdu toute efficience. Parfois même les Sciences sans Conscience s'en allaient machinalement ruiner les âmes.

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Vous glissiez sur le toboggan de la componction ! La confiance était ce bout de papier en flamme tombant grise en lambeau avec des bribes de passé accrochées partout comme des sacs de plastique dans le vent se rapprochant de leur nouveau continent. Nous errions perdus, sans encyclopédie, sans sextant et sans boussole avec nos endoscope de malheurs et approximatifs dans des cavités si profondes et dangereuses où les répétitions du navrant argumentaient ses nouvelles collections d'anciennes frayeurs. Le rouet sans allait comme un fantôme sans laine et sans tissu.

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19 janvier 2019

Le bol-sein

Elle avait les bols-seins vivant de Sèvres

Sur lesquels il déposait ses lèvres

A ce contact du désir insolent

Elle fleurissait rose adolescent

Ses pointes dressées merveilleusement

Souriaient, elle s’appelait Léa ou Laurence

Nos premiers baisers étaient denses

Sur ses lèvres en bol-seins de sèvres

Il naviguait dans son sexe aux alentours de son destin

Tout ce corps extrait de l’index fut un festin

Elle prenait son baiser dans sa gorge

Pour le sucer comme on fait le sirop

C’en était trop !

De vivre sous sa langue

Il parcourait alors les essaims de son corps

Une abeille avertie

Qui jonglait ses baisers

Sur ses lèvres en bol-sein !

Et puis il dénichait ses seins

Sa main sur ses seins nus

Au hasard de son désir

Au hasard de son désir

Ses cheveux enliassés

Ses bras blancs rêvés

Il la dévorait de baisers

En sa dense forêt

Toute la journée elle suppliait …

Bien qu’ils tracent sous le pull roux

Ils formaient sa paume ses bijoux

Se frottaient malins et filous

Comme le soufre sur l’acajou.

Encore encore et encore et encore

Il ne finissait jamais les amphores

Heureux et doux comme des fous

Dressés comme des coqs andalous

Ses bols seins gorgés de lait

Un jour il dirait sa taille

Où son corps s’entaille

Ô ses jolis bol-seins dans le miroir !

Il lui léchait alors les cuisses

Elle disait « oui c’est ma Suisse »

Nous rentrions dans le cri

Si peu de lumière envoyée par le ciel

Elle était fascinante

Par le Volume de ses bols seins

C’était la première fois qu’il voyait

Des bols seins si impressionnants !

Mais d’impression il n’y avait rien de Renoir

Tout était clair joyaux et joyeux

Bien plus gros que ceux de sa mère

Bien plus gros que ceux de sa fille si gonflée

Jamais il ne viendrait à bout de cette vie gorgée

Elle s’appelait Laurence, ou Léa

Comment décrirait-il la Beauté de ses seins

Si lourds sur son corps gracile,

Si lourde sa poitrine indocile

Bon appétit !

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A colin-maillard

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   Peut-on peindre les ombres, trouver la limite des limbes, se promener sur les bords, erprendre le risque du Noir ? Nous avons tant marché depuis la nuit des temps, fini par ôter les tissus du colin-maillard, s'être ouvert largement dans l'aveuglante lumière à l'aide des puissants outils de la pensée scientifique. Gaston Bachelard nous proposait le feu qu'il avait allongé sur le divan rouge sang, flux verbal en maculé conceptuel ! Mais celui  ci n'avait rien à faire avec l'ombre ! D'ailleurs peut on mettre en boite le Temps et ces contours flous sauf à passer par le génie Léonard qui s'est vite bien moqué de la mathématique géométrie ? 

Dürer, le génial Dürer a essayé de peindre l'ombre, en vain ! La perspective s'y casse souvent les dents ! Traces, pas dans la neige , nous avançons  dans le blizzard limbique et alambiqué! Reconstruire le passé par ces astres laissant ça et là traces lumineuses transperçant. Nous comptions sur la Poésie en ses printemps, d’après primes-vertes, pour tacher de poser des mots sur les linceuls des crayons huileux.

La Poésie connait sur le bout de ses onze doigts roses, la géométrie des ombres ondulantes siamoises comme un chat d'eau aux yeux bleus! 

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18 janvier 2019

Sylvain et Sylvette

   Tintin d’ Hergé c’était bien mais Sylvain et Sylvette de 1963, quand John s’effondrait sur la banquette de sa voiture, et dont nous ne connaissons même pas l’auteur, c’était pas mal non plus. Sylvette et ses sabots jaunes, ses bas-chaussettes rayés rouge et blanc, sa petite robe bleue blanc, son gilet noir, son petit fichu rouge à pois blancs, la petite sœur, la petite femme qui fait la popote à son Sylvain de frère, son mari, plus fort plus brave que trois Tintin réunis.

C’était au temps où « Bruxelles brusselait », c’était au temps de la « maison de toutou » le jardinier voyeur sur son échelle perché et de mademoiselle zouzou, la grenouille verte, la petite reinette, c’était au temps d’Aglaé et Sidonie, de zébulon, c’était au temps des  deux chaines, c’était au temps des « dossiers de l’écran » et sa musique tendance Gicquel, d’une France un peu plus tard qui commençait à avoir peur, c’était au temps de « bonne nuit les petits » à 7 heures moins le quart et le sable du marchand du même nom sur nos paupières lourdes, c’était au temps de Poly, de Lassie, de Rintintin, C’était au temps de Zorro, de Bernardo, de tornado le vengeur masqué, c’était au temps de jean Claude et ses petits collants serrant sur les burgnous de Thierry la fronde Druaud, à 6 heures le Dimanche, c’était le temps d’avant, le temps de la première boite à images bougeant, la petite pièce jaune de cinq ou dix centimes (plutôt mettre un bouton)refusée au panier du curé et utilisé en sucette salée, en shupetta, en carambars, en bâton de réglisse, en P4 c’était le temps du caté et du baiser volé à la lèvre goulue de la petit fille en fleur. C’était au temps de banania, le temps des colonies, et des « têtes de nègre » le temps des balles aux prisonniers.

C’était au temps de Proust, c’était le temps des fleurs … Le temps des débuts de l’électron timide avec des pédaleurs à eau, la préhistoire, le temps d’avant goldorak encore une préhistoire. Le monde  a bien changé, le temps « du papa pique et maman couds », le temps d’avant les révolutions… Le temps de la lenteur et du « blé en herbe », le temps d’une génération qui a existé et qui s’ensable, un temps de pharaon raconté aux tous petits enfants. Le temps d’un moment dans le tourbillon des hommes …

Sylvain et Sylvette. 

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       Photo spacemat

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17 janvier 2019

La tendresse

On peut vivre sans richesse , presque sans le sou

Des seigneurs et des princesses , y’en a plus beaucoup

Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas

Non, non, non, non , on ne le pourrait pas.

 

On peut vivre sans la gloire qui ne prouve rien

Être inconnu dans l’ histoire et s’en trouver bien

Mais vivre sans tendresse, il n’en est pas question

Non, non, non, non , il n’en est pas question

 

Quelle douce faiblesse, quel joli sentiment

Ce besoin de tendresse qui nous vient en naissant

Vraiment, vraiment …

 

Le travail est nécessaire mais s’il faut rester

Des semaines  sans rien faire…et bien on s’y fait

Mais vivre sans tendresse le temps vous paraît long

Long, long, long, long , te temps vous paraît long.

 

Dans le feu de la jeunesse naissent les plaisirs

Et l’ amour fait des promesses pour nous éblouir

Oui mais sans la tendresse, l’amour ne serait rien

Non, non, non, non , l’amour ne serait rien.

 

Quand la vie impitoyable vous tombe dessus

On est plus qu’un pauvre diable, broyé, déçu

Alors sans la tendresse d’un cœur qui nous soutient

Non, non, non, non on irait pas plus loin.

 

Un enfant vous embrasse parce qu’on le rend heureux

Tout nos chagrins s’effacent, on a les larmes aux yeux

Heureux, heureux …

 

Dans notre petite sagesse immense ferveur

Faisons pleuvoir sans cesse au fond de nos cœurs

Des torrents d e tendresse pour que règne l’amour

Règne l’amour jusqu’à la fin des jours

 

Noël Roux (1966)

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Maternité . Henri Lebasque 1865-1937

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16 janvier 2019

Oneg shabat

   Hier, c'était aprés "28 mn" sur Arte - oui, la Télévision reste parfois un outil extraordinaire- il me fut de voir ce documentaire bouleversant qui relate la vie de la communauté juive à  travers les archives constituées par un groupe d' hommes et de femmes juifs qui voulaient "pour ceux qui viendraient aprés" dire l' Histoire, témoigner de la réalité au plus prés de la vie du ghetto de Varsovie. Montrer l' horreur, ce que des hommes ont fait à d'autres hommes ...

   A l'heure où je terminais "L' amour aprés" de madame Loridan, à l'heure où je n'oubliais plus le numéro gravé sur le bras de Simone Weil. A l' heure où je relisais "Elle s'appelait Sarah" de Tatiana De Rosnay ... A l' heure où la rue Nélaton et le Vel d' hiv n'ont pas encore été tant montré ... A l'heure où l'on ne comprend toujours pas ces logiques atroces ...  

   A l' heure ou dans les sociétés européennes troublées, l'oubli a fait son oeuvre, à l' heure où l'on voit des gens marcher dans la rue avec des slogans horribles, des chants de haine, des croix gammées aux bras, sur des portes parisiennes tagées de monstruosités, à l'heure où l'antisémistisme refait surface, où les racismes s'expriment à ciel ouvert, devrait être programmé en prime-time pendant trois jours sur toutes les chaines d 'Europe, il faut, absolument, urgentement, faire et faire encore ces diffusions. 

Derrière les murs... 

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15 janvier 2019

Le premier ange...

Le premier ange sonnait de la trompette !

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