Humanisme

27 juin 2017

LE COLON DE L’INTÉRIEUR

 

 

 

   Evidemment si vous êtes un chercheur de Beauté , vous vous tenez le plus  possible à
 
l’écart du Collomb qui avec la politique est en marche vers l’excrémentielle. Alors que
 
son président expliquait qu’il fallait de l’ humanité à Calais, lui, le Collomb , demande
 
aux humanitaires qui prennent soin de l’ humanité , quelle quelle soit, d’aller se faire
 
voir ailleurs.
 

   Le Collomb est pire qu’un Besson, un porte-flamme, un Caseneuve réunis car il est en

 

marche ouvertement vers la Honte.

Nous ne  comprenons  pas ce mouvement qui se dit nouveau puisse avoir dans ses rangs

ce genre de vieillards au teint étrange et sans empathie humaine !

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26 juin 2017

Aussi imperceptiblement que le chagrin...

 


Aussi imperceptiblement que le chagrin

L'été s'en est allé

Trop imperceptible enfin

Pour ressembler à quelque perfidie

Une quiétude s'est distillée

Comme un demi-jour commencé de longtemps,

Ou la Nature qui aurait passé avec elle-même

Un après-midi retiré

L'obscurité s'est ramassée plus tôt

Le matin, étranger, a brillé

Courtoise, pourtant déchirante grâce,

Comme invitée, mais qui s'en serait allée

Et ainsi, sans une aile,

Ni l'aide d'une quille

Notre été, léger, a pris la fuite

Vers la beauté.

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Mes fleurs pour

Emilie Dickinson

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24 juin 2017

Ma coloc va toute nue (5)

 

Il y avait entre nous du Jean Paul à Simone

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ou du Simone à Jean Paul - si vous voulez- Les postures ne dérangeaient en rien le travail intellectuel. Une

page,un peu vite tournée, pouvait produire un orgasme et pour la vitesse , Fourier et ses calories imposaient

la lenteur ...N'en déplaise à Simone, ma coloc était du premier sexe, un peu comme le petit mâle  se vautre

sur le dos de sa jolie femelle, elle dominait largement les débats... S'il fallait être , c'était elle , et nous étions

largement "le néant". Pour l' heure , ses yeux passaient sur "Mouche " de Maupassant : "console toi , petite

Mouche,console toi, nous t-en ferons un autre"

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23 juin 2017

Ma coloc va toute nue (4)

 

Deux heures plus tard nous avions repris le travail . Moi, suant, sang et eau, dans la chaleur des sinus des analyses du baron   Fourier  ,elle, toujours nue, comme la petite de Chasseriau mais allongée sur le lit , mollets ronds et le pied charmant, jouant la mesure , plongée dans, après le chevalier à la triste figure qu'elle venait de terminer, la maison Tellier de Maupassant, elle se mit à chanter, semblant me narguer avec ses pointes de partout,

"Combien je regrette                                

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Mon bras si dodu,

Ma jambe bien faite,

Et le temps perdu"

Je ne comprenais pas, ses compas étaient parfaits, ils dessinaient, avec Vénus , une sinusoïdale divine, ayant peut être à voir avec la superbe courbe de Ricci. Pour me rendre bien compte, je me rapprochais de plus prés, laissant tomber la chaleur du baron pour un feu pré-positionné non loin de son beau ... Enfourchant mes lunettes je vis  la moustache  féline dans la crinière brune comme une lune de Décembre. Quelle Beauté ,que dis-je , quelle merveille, le miaulement était frappant, appelait au secours d'une faim dévorante non encore exprimée par le jeune  âge mais néanmoins suffisant...

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22 juin 2017

Réussir , Oui ! mais Réussir quoi ?

 

   Nous allons réussir vite, mais nous ne savons pas quoi ! Pour l'heure , ça  va doucement, nous sommes

allongés sur le lit : on attend l'infirmière . réussir à faire passer le petit fil dans le chas, réussir à respirer

dans l'ozone à ras des sols chauds (respirer),réussir à faire croire que les coraux ne sont pas des animaux,

que le marché a un fantôme  qui court avec sa boussole invisible,que la santé va mieux mais qu'elle pourrait

aller pire...

   Nous allons réussir, nous n'avons pas le choix, le champ de la réussite,le champ d' honneur, est devant

nous, qui c'est les plus forts ? 

Evidemment c'est Nous !

   Nous, Nous, Nous ... Nous sommes les meilleurs ! Nous allons tout réussir . Tout , Tout, Tout. La Liberté, la

sécurité et même les odeurs de pieds ... 

   Même le pire , comptez sur nous ! conter sur nous! Dans les cerveaux , en tranches  disponibles, la

réussite nous instilvrillerons ! Compter sur Nous !

Big Mac veille sur vous !

Réussir , Quoi ! la Réussite  ... con !

   R . E . U . S . S . I . R. sans autre issu que réussir, réussir le résultat par principe, sans délibération.Réussir

la réussite !

Le  résultant, le discours, la pièce ...Art de la broderie du costumier ! Les cartes fool et le succès plein.

    R . U . S . S . I . R . E ;  R. O. U. S. S. I.R comme une roue baille lentement à la vitesse d'une stéréotypie

déroutante

   Réussir un départ, comme on fuit de peur que cela ne se sauve, les pieds dans son propre tapis : Réussir,

pinceaux emmêlés !

    Réussir vite à partir sur la pointe des pieds, dans la nuit, sur un scooter à  4 roues.

   Réussir sa sortie et puis disparaître dans les feux follets .

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21 juin 2017

Ma coloc va toute nue (3)

   C'était dangereux, disais-je, eh bien oui c'était dangereux ! l’excès d'indifférence ne pouvait que

mal finir dans ce mouchoir de poche. Sans doute ne pouvions nous plus, nous toucher dans ce

petit appartement, elle, à marcher , poncho ôté, son Sancho pensa dans la main, moi,enfermé

dans mes équations à sept inconnus. L’accident avec cette inconnue qui se promenait nue à

longueur de soirée et de WE eut lieu une semaine après l'emménagement non prémédité par la

rencontre de nos bourses plates de jeunes étudiants décheux . Avait elle trouvé l' idée à la page

deux de Cervantès ?  mais à trop se frôler, comme ses moulins qui fabriquent des nuages, avait-

elle trouver un sentiment , un désir , elle m'attrapa , passant si prés, pour me faire passer

littéralement  par dessus son épaule douce et ronde effectivement.

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   Esthétiquement , cela devait être réussi joli comme au catch et direct ...au lit !

Le manuel de mathématiques avait volé sur la tangente, et ironie du sort s'était planté page 20 du chevalier

à la triste figure , prés de Dulcinée !

   Le reste , lecteur curieux,voyeur aux entournures, ne vous regarde pas !

La porté est fermée, espace privée!

Et Toc ...

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20 juin 2017

Ma coloc va toute nue (2)

   C'était dangereux, mais pas au ... ! Ma coloc allait toute nue sans, sur elle, le moindre gramme d'impudeur ! Mais par qui donc et dans quelle contrée lointaine avait elle été élevé ? Peut être au sein d' une dernière arrière tribu aborigène étudiée par un quelconque anthropologue belge des temps modernes  ?

Elle était dans son monde. Je me demandais si le chevalier à la triste figure avait une influence sur elle, elle n'était pas la dulcinée!

D'ailleurs au bout de six jours, un dimanche pour être précis, j'ai compris qu'elle ne m'aimait pas , qu'elle ne me regardait pas - pourtant la laideur n'était pas mon fort et à la différence de Cervantès , j' avais encore mes deux bras- jamais elle ne trempait les lèvres dans notre verre d'eau unique ( c'était un grand verre avec de beaux dessins peints à la main).

Elle 

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préférait présenter ses lèvres au robinet comme une Manon des sources de la ville! Le soir elle mangeait à peine . Son appétit avait l 'épaisseur d'un rouge gorge  et pourtant gorge ,elle avait ferme, toute ronde et bien foutue, bien aussi mieux que la Casta!

Pour lire , elle chaussait une paire de lunette d'écailles de Boticelli sortant de son huître des origines ,Seul vêtement enveloppant et  qui impressionnait!Je me disais, qu'habillée , elle aurait pu faire une institutrice.

Nous étions seul dans cette espace, elle avait pendu au dessus du frigo un crucifix en bakélite.C'était charmant , ce  petit Jésus entre nous.

Le Lundi lui ais-je demandé si elle  était croyante ?. Eh bien Oui , elle n'était point mal entendante."Pas du tout, cadeau  !". Le lundi soir, ô pure merveille, ce fût les premiers mots avec des réserves d'amabilité que son minois contradictoire trahissait! C'était dangereux !

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Dernières nouvelles du monde

Petit clin d’œil à Burgess :

    C'est l'heure du turbin

    Dans le chaud matin

    Ingrate obligation.

   Liberté tu n'es qu'un grand mot

   De plus, du vent encore du vent,

   Conte à dormir debout.

   Bosse ou crève, c'est le turbin on y peut

   Rien,

   De deux mille dix-sept

   On dira que c’était

   Zéro

   Juste une année comme les autres. 

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19 juin 2017

Ma coloc va toute nue (1)

Ma coloc va toute nue (1)

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C’était le bon coin qui avait décidé pour nous: nos bourses communes s’ étaient fortifiées l ‘une l’autre pour réaliser un espace possible à vivre ensemble , cinquante trois mètres carré.

 

L’amour, les sentiments, les photos partagées , les atomes crochus n’avaient pas guidé notre première rencontre.Le hasard avait eu son mot à dire!

Dés le lendemain de nos premières inscriptions, chacun dans nos universités de lettres modernes et de sciences neuves – Octobre avait gardé ses feuilles aux arbres du campus- mademoiselle , comme chez elle – alors que nos yeux avaient à peine eu le temps de faire connaissance et papillons de cils- allait toute nue naturellement!

Ma coloc allait toute nue en lisant, en notre petite cuisine américaine (nos pieds parfois se touchaient !) , en dormant.

La chambre unique autorisait un co-lit deux places.Entre nous une équation mathématique pour moi ,un Don Quichotte , version originale, pour elle.

C’était dangereux ! 

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18 juin 2017

Carré blanc

 Nous resterons en blanc immaculé, tant le dégoût  de l'en marche vers 

la  merde, quand on navigue entre avenir fric et/ou flic qui embarrasse

mais   nous  irons, bureau 9 ,  comme nos ancêtres qui luttèrent, en king 

du désir d'en  être.

   Nous resterons en blanc . ô certainement pas le blanc de "Monsieur

tout blanc" , le grand pâtissier de Prévert, le voleur de charlotte, l'usur-

pateur de chevilles ouvrières  mais  le Blanc des nouveaux livres à écrire

Le Blanc qui exclue la haine et la convoitise, le sale blanc pisseux des

murs tristes,le blanc de Goya quand les balles criblent les révolutions.

   Le blanc des tables rases . Le Blanc sans Chantilly !

Carré blanc sur ces désastres qu'il faudrait cacher aux enfants de

l'avenir, dans ces moments de drôle de paix, où les armes se fourbissent 

dans les silences des arrières cours.

   Nous sentons bien encore ces attentes des choses à être , porteuses

d'encore un peu de rêve, contre ces soldats de plomb, marchant en ligne 

avec seule la moelle Einsteinienne aiguisée et les saluts au pas

admiratifs.

   Nous ne serons pas de ceux-là, nous resterons en Blanc avec

l'ouverture  sur le mélange, le Blanc des possibles, le blanc adolescent !

Le Blanc de l'humain humain qui refuse le Vaucansson automatique! 

   Nous resterons en Blanc, quoi qu'il arrive, loin des Paris- plage de

pacotille, loin des montre-tout abreuvés de verrouillage , gavés de

coffres riches en vérité !

   Nous resterons en Blanc !

Oui , Nous resterons en Blanc !

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