On refera ma ville IV (9)
/image%2F1282754%2F20260903%2Fob_3e112f_20260901-145903.jpg)
Cette chose est-elle si désagréable après tout ? Les sentiments ne s'en vont-ils pas tout seul ? Comme une passante d'Antoine Pol qu'on ne reverrait jamais plus. Une pensée volage qui ne rencontre rien qu'une sorte de plaisir à être ce qu'elle est. Ca n'a aucun sens ces choses là ! N'en cherchez pas. Elles tombent dans l'oubli à peine se sont-elles produites comme on passe à la page suivante du roman. Mais en fait que s'est il produit ? Rien : du vent, une feuille qui frissonne au bout d'une branche sans aucune complicité avec le réel conscient ni d'un coté ni de l'autre à part de l'un et de l'autre. C'est la vie avec ses grands paquets de hasard qui n'ont pas conscience d'être ! Et si nous étions des jouets , la vie peut être aurait fait ça pour faire jolie, que ces choses qui se passent sont plus fortes que nous.
Il suffit d'un mouvement d'airs contraires qui se mélangent pour faire si peu de choses sinon un souvenir que l'on pose sur la face cachée du monde.
Zdéna je ne vois que ton amour qui me fasse une raison de vivre toujours. Je ne vois que tes yeux qui allument mon regard mes sémaphores et mon phare. Zdéna, je ne vois que ton corps que dessinent mes yeux et tracent la couture de mon désir. Zdéna je ne vois que l’amour niché en toi femme-monde niché en moi chaque seconde. Zdéna, avec toi au bout du monde et jusqu'au bout du ciel par ses chemins bleus je vole : mes doigt à ta main liée. Zdéna ta beauté invente le vie quand le vent souffle dans tes cheveux. Je suis le vent je te frôle et je t'aime de baisers aux multiples couleurs. Zdéna ta beauté étouffe le bruit, ton corps éclabousse de vie et me murmure "ah l'envie".
Ce matin Adrienne et sa soeur Elodie sont montées sur l'arrière de l'ile, là où elle se jette à pic sur l'océan. En bas les flots sont déchainés. Le ciel est vert.
"Quand on aime on part, tu m'as dit hier Elodie. Toi tu es déjà partie ?
"oui je suis partie des dizaines de fois mais je suis toujours revenue. j'adore partir Adrienne mais je crois que ce que j'aime encore mieux c'est de revenir sur mon ile. C'est ici que je suis vraiment bien".
"Aucun ne t'a jamais suivi ?"
"Je n'aime pas les suiveurs Adrienne. Ô si ils sont nombreux ceux qui ont voulu me suivre ici mais je n'ai jamais voulu. Ici c'est privé !"
"Mais tu as dit que le mien s'il existe un jour pourrai venir ici Elodie ?"
"Tu es ma soeur Adrienne, pout toi c'est pas pareil. "
"Pourquoi c'est pas pareil Elodie ?"
"Parce que je t'aime Elodie, tout simplement"
"Mais notre intimité ?"
"Il ne pourra jamais rester ici que trois jours de suite et une fois par an Adrienne, tu peux l'appeler. Je sens bien que tu l'aimes."
"Je ne sais pas Elodie"
"Si tu le sais Adrienne, je le sens au fond de toi"...