Série des oubliés Saison X (1)
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Zdéna je ne vois que ton amour qui me fasse une raison de vivre toujours. Je ne vois que tes yeux qui allument mon regard mes sémaphores et mon phare. Zdéna, je ne vois que ton corps que dessinent mes yeux et tracent la couture de mon désir. Zdéna je ne vois que l’amour niché en toi femme-monde niché en moi chaque seconde. Zdéna, avec toi au bout du monde et jusqu'au bout du ciel par ses chemins bleus je vole : mes doigt à ta main liée. Zdéna ta beauté invente le vie quand le vent souffle dans tes cheveux. Je suis le vent je te frôle et je t'aime de baisers aux multiples couleurs. Zdéna ta beauté étouffe le bruit, ton corps éclabousse de vie et me murmure "ah l'envie".
Ce matin Adrienne et sa soeur Elodie sont montées sur l'arrière de l'ile, là où elle se jette à pic sur l'océan. En bas les flots sont déchainés. Le ciel est vert.
"Quand on aime on part, tu m'as dit hier Elodie. Toi tu es déjà partie ?
"oui je suis partie des dizaines de fois mais je suis toujours revenue. j'adore partir Adrienne mais je crois que ce que j'aime encore mieux c'est de revenir sur mon ile. C'est ici que je suis vraiment bien".
"Aucun ne t'a jamais suivi ?"
"Je n'aime pas les suiveurs Adrienne. Ô si ils sont nombreux ceux qui ont voulu me suivre ici mais je n'ai jamais voulu. Ici c'est privé !"
"Mais tu as dit que le mien s'il existe un jour pourrai venir ici Elodie ?"
"Tu es ma soeur Adrienne, pout toi c'est pas pareil. "
"Pourquoi c'est pas pareil Elodie ?"
"Parce que je t'aime Elodie, tout simplement"
"Mais notre intimité ?"
"Il ne pourra jamais rester ici que trois jours de suite et une fois par an Adrienne, tu peux l'appeler. Je sens bien que tu l'aimes."
"Je ne sais pas Elodie"
"Si tu le sais Adrienne, je le sens au fond de toi"...
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J’'essayais trois baisers
Que ma belle réclamait
En profitant du spectacle
De son divin receptacle.
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Rainer Maria Rilke
Viens avec moi. Le matin ne le saura jamais,
et dans la maison nulle lampe n'épiera ta beauté...
Ton parfum imprègne comme un printemps les oreillers :
le jour a mis tous mes rêves en pièce, -
tresses-en une couronne.
Es-tu si lasse ? Je veux te mener doucement
hors de ce tumulte, qui depuis longtemps me pèse aussi.
Notre blessure est à vif sous le joug de ce temps.
Vois, derrière la forêt où nous marchons en tremblant,
comme un château illuminé déjà le soir descend.