Fidèle, je mangerai les fleurs  blondes de tes troupeaux

Quand  je reverrai  mon pays, l’horizon pur de ton visage

Pleurant  dans les ténèbres, au creux maternel de la Terre

Et des nuages de torpeurs oppressent ma poitrine.

 

Ah ! Peut-être demain se taira la voix pourpre de ton dyâli

Je t’ai offert des fleurs sauvages, dont le parfum est mystérieux

J’ ‘étais assis sur la prose d’un banc, le soir

Les cordes hautes  des kôras, la musique subtile de ses hanches.

 

Des parfums fauves, d’épaisses nattes de silence

Et les rames mélodieuses  et lentes ruisselaient d’étoiles filantes

Tes mains douces à bercer mon cœur, ô palmes sur ma peine

La plume du talbé chantait tes cils, l’odeur des parchemins.