Un animal blessé est dangereux. Le chien du capital a sorti ses crocs devant les caméras. Il frappe, il arrache, il mord à fond en tous sens parce qu'il n'aime pas la trace que pourtant il adore  quand il présente au museau le tissu et ses odeurs. Mais le chenil est fatigué. Il court avec sa troisième patte de matraque, il cogne, il fume, il sue, il découd, bottes crissantes.

Mais la nuit, la nuit, la nuit, Canins rêvent : les muscles se tendent, les moustaches frétilles, souris au bout des griffes dans des sommeils paradoxaux où l'on répète la frappe, la sueur, l'angoisse, la course. Il répète, allongé, langue pendante, coupe d'eau auprès, la bave mêlée au sang coulant sur la règle de droit qui est à l'agonie.

Les embrassades Renaldiennes sont électriques, voire incertaines.