27 septembre 2018

Je tombe

Les catastrophistes disent 7 mn, d’autres annoncent 2027, comme il est bon d’avoir peur ! Je suis l’arbre, 93 ans (les vieux  m‘ont vu) que je penche,   bientôt  mes bras-branches vont toucher mes racines-pieds. Je défie les lois de la nature ! Bientôt 14 milliards d’années, peut être, tout ça pour ça. On se calme quand je me baisse, marcot peut refleurir.. .  
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26 septembre 2018

Dans son cerveau

   Dans son cerveau, Volodia savoure 651,3 kilomètres de vaisseaux sanguins. Partout sur les rives, il voit des milliards d'embranchements, de synapses, de soma neuronaux, d'épines dendritiques qu'il prend, installé dans son flux, comme assis dans un train rapide ou un meuble Louis Philippe, pour des points de canevas, des fleurs multicolores, des oiseaux de feu, des pointes de lances, selon ! Volodia souffre du syndrome de Charles Bonnet. Pourtant il sait parfaitement qu'il n'est pas le chevalier à la triste figure, pas... [Lire la suite]
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25 septembre 2018

Djishin

   Pendant les tremblements de terre et les tsunamis Japonais et que TS Elliott rêvait que le « monde finira dans un murmure » le poète chinois Xij « songe encore à sa jupe verte partout. Partout il évite l ‘herbe d’un pas précautionneux ». Il s’adresse à la pâquerette et aux fourmis de Calvino qui rentrent dans la maison. Et Chronos le « Tasaturne »  Goya  mangeait ses enfants. La jeune fille passait dans le jardin du Luxembourg, dans la bouche une fleur qui brille et un refrain... [Lire la suite]
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24 septembre 2018

Virginia

   Ces fragments de vie vécue. J’aimerais pouvoir cerner ce point fondamental qui peut-être n’explique rien, mais qui ne peut être expliqué lui-même. Pour moi ce sont les prés inondés avec des touffes d’herbe, ce sont les eaux lisses et immobiles sous un ciel immense et changeant, ce sont ces terres marécageuses où l’on avançait d’un pas mal assuré. Mais qu’importe, puisqu’il m’est impossible de, jamais y retourner ? Je peux seulement contempler ces lieux anciens et inaccessibles du souvenir et savoir intensément... [Lire la suite]
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23 septembre 2018

Route de nuit

  Je naviguais par delà les lumières de la ville, sur des chemins étranges, Mais je n'avais pas vos belles mains Pour m'accompagner. Le ciel était troué           Avec sa lune en clin d'oeil, Dernière corne de lumière Avant le noir absolu.  J'étais rentré par là, silencieux, Faufilé Comme dans une serrure Juste pour voir Comme l'aurait fait Rosset Devant la mer majeure. Derrière, Eloigné-Perdu Derrière, Caché-Tendu Sur le fil du rasoir La route allait, cobalt... [Lire la suite]
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22 septembre 2018

La marche funèbre des enfants morts dans l'année

Les médias français arrivent toujours après la guerre, englués qu'ils sont à dérouler des tapis rouges pour la F-Haine et la gadoue de la FNSEA ( qui empoisonne la paysannerie) à longueur d'onde. Ils sentent terriblement le renfermé comme les sondages républicains ! Les médias étaient tous Charlie en 2015, Bon Dieu qu'ils étaient  beaux dans le miroir à s'embrasser les nombrils, en Septembre les voilà Jean Marine ! Pauvre Média ! Feront-ils leur "mea culpa" comme d'habitude, tireront-ils l’après midi ou le... [Lire la suite]
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21 septembre 2018

L'expérience de l'amour

                              "C'est grâce à l'expérience de l'amour que chacun peut accéder à la confiance en soi" Axel Honneth.
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20 septembre 2018

L' adieu

  J'ai cueilli ce brin de bruyère L'automne est morte souviens- t'en Nous ne nous verrons plus sur terre Odeur du temps brin de bruyère Et souviens toi que je t'attends   Apollinaire
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19 septembre 2018

Oswiecin

C’est en 1976  à Katowice , tout prés d ‘ Oswiecin (Auschwitz en allemand ) Qu ‘  Henrik Gorecki a composé sa troisième symphonie. Elle est faite dans la lenteur , le lugubre  mais aussi la lumière et la beauté pour les « an die nachgeborenen » , «  ceux qui viendront » de Brecht, elle sonne comme une lettre de Mocquet ou un Desnos d’ Aragon, partout où la barbarie emporte l’innocence :   ... [Lire la suite]
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18 septembre 2018

Orgasmes

Dans un désir ardent , le souffre turgescent s'enflamma, s'enfemma dans ses yeux verts et roux. Le gonflement origan Tout organdi défait, Offrit ses instruments Jusqu' à la brûlure. Et puis dans la voix  Organe sans sagesse De fleurs et de fruits Explosa le Mystère Des  bacchanales Et des fureurs sacrées. Une vitre se brisa Au cœur de l'incendie  Incandescent et privé Avec des mots d'Amour Des rugissements sauvages Des fouets épileptiques Un  bonheur absolu; La montagne érectile ... [Lire la suite]
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