Higelin chantait (2012. 12. juillet ) 

 Installé sur une scène, à côté de la Liane, fleuve côtier, qui épouse entre Capécure transformateur premier des poissons et Nausicaa, musée de la mer, zoo vivant des poissons, la mer du nord, Jacques Higelin, Onze de juillet, secouait, pendant trois heures, à Boulogne sur mer, sa tignasse blanche impossible qui lui faisait parfois un cheveu sur la langue - et il crache- et de la neige sur l' estuaire.

 

Au Festival de cette Côte d’Opale, comme une absinthe opaque de Colette, sous un ciel laiteux de laitance d’œufs de harengs non fumés, où la lumière ne pleuvait pas, dans ce plat pays de cuvette qui n’est pas plat, quand la boutonnière, fin de l’Artois et des écus écume de bière, Jacques Higelin chantait ou parlait enchanté mais c’était souvent d’Amour. Ils sont plus de deux milles et l’on ne voyait que Lui.

 

Du parc Montsouris à tête en l’air ou tombé du ciel ou en amour dans un champagne de Mona Lisa klaxonnant, l’accordéoniste désaccordé, Jacques Higelin échevelé comme un ado de soixante ans ou y’a pas d’mots, quand les yeux d'un enfant qui nait nous fait l' amour sans savoir ce que c'est, chantait  l’essentiel en se passant du superflu. Boulons et boulonnes, en cet écrou du Pas De calais étaient conquis !