Madame Horvilleur, Rabin, pourrait bien paraître aussi bien anthropologue et psychanalyste quand, citant J Lacan tantôt et ses jeux de mots : il faut d'abord appartenir pour  à part tenir. Voir que la lecture que l'on fait des livres anciens on le fait depuis maintenant avec les yeux et le regard d'aujourd'hui comme si on avait oublié les contextes, les cadres et les environnements d'origine - Cela me rapelle Jacqueline Chabbi et ses trois pilliers, passionnant, Amélie Myrian  chelly, docteur en sociologie, spécialiste de l'iran, autopsiant la religion politique.

   La France a cette formidable chance d'avoir ces personnalités à double culture, loin des fronts et des rassemblements nationaux et éhontés. Et puis n'oublions pas, Khamel Daoud, et puis Rachid Benzine, en fin tous ceux qui font des contre-enquêtes, nous élèvent, nous grandissent, nous rendent plus intelligents en nous aidant a comprendre le monde, à nous comprendre.

   Delphine Horvilleur est  féministe, quand on travaille sur la pudeur  et que l'on a sous les yeux comme grande littérature préférée , "les milles et une nuit", un texte arabe et que l'on raconte l' histoire de Shéhérazade qui raconte des histoires.

   Ô les belles histoires !

Contre les réductions, les simplifications, les simplismes, les raconteurs d' histoires mettent de la Complexité, comme le grand maître Morin savait le faire. Ils connaissent la Complexité, les imbrications, les rétroactions, les conséquences des actes et des lectures, la reflexion sur la responsabilité et les désastres. Ils éclairent les chemins, rendent l' Humanité. Ils vont chercher loin dans l' Histoire qu'il questionne et questionne encore ! C'est l'aprofondissement : ils travaillent sérieusement, penchés sur des bureaux couverts de livres sur des sujets difficiles.