Parfois je vivais trop vite, je ne prenais pas le temps de regarder - tout peut être regardé avec insistance- un nénuphar sur l'onde, un tivlulut amoureux qui danse sur un cœur jaune, une jeune fille de Nerval en longue robe sur les allées du Luxembourg, un Jacotet stupéfait dans son Dasein d'avoir rejoint Char ou Perse dans la pléiade, la détresse d'un œil humide trempé dans les miasmes de la dépression.

Je ne sais pas regarder le vent !

Je ne sais pas regarder la mort !

Parfois je vivais trop vite, vers cent à l'heure, enivré de mes vitesses guerrières, saoul par des mouvements noyés !

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 Les organes principaux du marais, ils flirtent avec le bon goût d'un jeune plaisir

 Alors je m'arrêtais, mon cœur mettait du temps vers la brady comme une eau en centrifuge! Le flou se calmait rejetant folie loin, si loin de moi. Une fois même la terre s'arrête de tourner, mettant ses mains dans les poches du maintenant. Même le vent ! 

Alors, complice avec le grand soleil et son œil de fée, je me réchauffe, je sens lenteur quasi paresse, je vois le ciel amical posé sur la jambe sexy du  gazon.

L'herbe en frissonne à devenir peau de poussin, son vert s'intensifie, j'entends un cri, un cri d' Amour sorti des ventres du now.

Pourtant l'herbe, elle a une faux, elle sait faucher la faucheuse et l'Ici devient doux comme la chair rose d'Evelyne, chanceux ardent. Le buis regarde, tous ces barons avec fanny et qui rigolent à gorges déployées.

Aujourd'hui, je vis lenteur comme un vendredi à regarder navire arrêter sur le Détroit de son cœur.