Le tueur en série de Syrie continue son œuvre. Le monde mondialisé a tout : son identité, son adresse, ses gènes … et le monde malgré la connaissance, malgré les microscopes ne peut rien.

Pendant ce temps le tueur arrache les bras, les jambes aux enfants, il viole les petites filles de 8 ans … la caméra tourne.

Des bateaux de l’étranger, comme complice, débarquent des armes, des armes encore sur des tapis rouges jusque devant les victimes …

Le tueur en Syrie jouit du  sang sur ses lèvres, il fera mieux que papa.

Les nations unies, très unies du monde mondialisé regardent.

Et les bombes pleuvent, les enfants ne sont plus des boucliers comme autrefois ils sont devenus armes, heurtoirs de chair pour pénétrer, à pénétrer, chair à canon littéralement.

Et le monde mondialisé regarde les petites desquelles on broie la tête …

Ce sont des petits enfants et le tueur en série, ogre les mange, pendent les lambeaux de chair, chronos dépeçant.

Et le ministre dit « exactions », ce ne sont pas nos armes , ô si c’était nos armes !

Et un ministre parle dans la coulée du sang sur les petites jambes

Et un ministre, un délégué parle dans le miroir des enfants aux yeux brouillés et souffrant. A côté traînent les jambes, les bras, un œil, une oreille et le monde mondialisé regarde.

Et il regarde de 2012 en 2020, et tous les écrans hurlent, scrutent et zooment sur le tueur en Série,  on fait des ralentis, des zooms arrière, c’est le réel et le sang coule, chaud, on peut le toucher. On dirait que les enfants pleurent !

Pas de berceuse dans le sang . Au soir le tueur astique et fait briller son arme, demain , demain… Mon  arme au bout du bras,  impatiente.

A La télé feuilleton, on résume la veille et c’est toujours la même

Une histoire d’enfants, une histoire de sang !

Demain les nations-unies diront « assez les  armes », les armes qui servent toujours, toujours, toujours. Depuis des millénaires. L’arme de « j’existe donc je sers ». Arme , mera !

Dans des usines de France, d’ Amérique, d’ Allemagne ou de Russie des femmes qui ont porté enfants aussi , fabriquent des armes.

Et  il faut vivre pendant que le sang coule sur les petites jambes.

Et la Civilisation ; le monde mondialisé regarde la télé. Les belles images de sang. Et le tueur en Syrie a fait remplir sa grande baignoire en forme de cœur et en marbre blanc, du sang bien rouge d’hémoglobine, pour prendre son bain , un bain de sang, 37 °, c’est bon !

Avant, beaucoup était en cachette, les images savaient à peine, pas de télé réalité dans la salle de bain, pas de webcam sur le clapotis du sang. Le monde mondialisé et transparent , regarde maintenant, se lasse quelquefois et sur la petite tête posée à côté du corps, le sang coule encore.

Industrie a fait 20ème mortel , communication fait 21…

 Ce matin nous avons pris une grosse brique , un peu d’élan , sous elle par son poids, c’est Dominance et Pouvoir qui ont éclaté débordant en Jus de sang armé comme des bétons , c’était comme bleu d’une anoxie …