Il m’arrive de penser quelquefois quand la pluie et les grands nuages grillagent et masquent le grand souffle universel, le Soleil, celui qui ne regarde personne et caresse, prend soin de tout le monde.

J’ai dit tantôt,  nous étions sur le monde et dispersés partout, liés ensemble, conjoint sous le soleil. Je sais ce souffle qui fabrique au dedans de nous, je sais sa braise, sa force de flamme et son scintillement. Celui qui  pénètre en nos corps tous ses métaux d’épée quand  la vie est un feu qui couve dans nos sangs et que nos yeux aveuglés doivent rester fermés !

Je sais la chaleur qui entreprend nos Vies. Je sais l’eau et le sable et  le moment de la naissance du monde !

63952668

Photo spacemat , soleil couchant vers Wimereux

Je sais la première aube en son cocon.

Je sais quand le noir et la crainte s’évanouissent, au bout de l’horizon, quand nos cellules ouvertes pleurent de Joie en  saluant  le battement de nos pouls.

Sans lui nous  tremblons, sans lui, nichés dans le cœur du soleil nous sommes glacés, des marrons sans Amour.

Alors c’est l’Amour, le génie de nos êtres, l’enfant de nos Da ? La merveille des merveilles qui gomme en un clin les sept si petites mourantes tristesses ?

C’est le souffle du monde, le dernier sur la terre, l’orphelin de nous quand nos malles de haine sont emplies à ne plus savoir fermer !

J’imaginais un monde qui pleure quand l’enfant de nos Vies miraculeuses s’égratignait dans le néant de nos arrachements de cœur.

Je sens le souffle, je sens le souffle, un rire, un regard de soleil quand nos peurs broyées joyeusement  dansent en flammèches dans  feu  et Nous par la  main, nus, merveilleux !