Y’a quelqu’un qui m’a dit que l’on pouvait utiliser la vie privée pour montrer quelque chose de bien, quelque chose qui doit donner le bonheur tout autour. Quelqu’un qui m’a dit qu’on pouvait rentrer, comme Giscard dans l’autre sens, au cœur du beau foyer devant la cheminée chaude. Quelque chose qui ferait parler, réaliserait l’unanimité. Et les media se posent, caméra touchant le ventre, un profil plus joli. Il y a dedans, déjà un pauvre embryon, marqué pour la vie, déjà un malheureux, déjà un prisonnier ! Le clone psychologique croit, pauvre enfant utilisé !

Le ventre de marie –Antoinette, c’est la couleur du chapeau de la reine, sera-t-il jaune, bleu, fille, garçon, prématuré ? Le ventre, un peu d’argent et du pari !

Sur le papier glacé, dans le magazine people,  le petit corps bouge au-dedans, voici  et le nombril pointe. Voici le peuple, voici mon don,  voici pour l’élection le plus beau des cadeaux et le protecteur des enfants s’en va , et c’est le viol de la vie, sacrifié un peu !

Dans le ventre l’endoscope médiatique est entré, la fibre optique voit le  petit animal chassé, suçant son pouce ! à 9 ou 10 semaines, c’est une fille, un garçon, au 20 h, dans le plus grand silence, l’échographie.

Ventre impudique et la traîne dans la boue, follicule royale ! Ce monde est drôle et pauvre petit, déjà au travail , matin !