... Nous avions laissé tomber les carnets à spirales, les équations bancales et la littérature idéale pour une journée de campagne. C'était dimanche d' août. La société de chemins de fer régalait à un euro, question voyage, sur tous le territoire. Ma coloc qui allait toute nue, modeste, avait des vues sur le Cateau-Cambrésis.

Le matin Matisse ,

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l’après midi verdure, toute nue évidemment.

"Pourras-tu t'habiller pour prendre le train ? " dis-je.

"Nue, c'est nue - me répondit-elle - et pour toujours".

Je n'insistais pas . Je savais que ma coloc, depuis bientôt un an que nous nous connaissions, ne quittait pas sa peau charmante. Mais c'était la première fois que nous sortions ensemble. Vivre nue dans cinquante-six mètres carrés, c'était facile mais dans les trains , au musée ... A la rigueur devant la campagne !

"Comme tu veux fis-je , je m’assiérai en face" ...