Ma coloc va toute nue (1)

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C’était le bon coin qui avait décidé pour nous : nos bourses communes s’ étaient fortifiées l ‘une l’autre pour réaliser un espace possible à vivre ensemble, cinquante-trois mètres carré.

 

L’amour, les sentiments, les photos partagées, les atomes crochus n’avaient pas guidé notre première rencontre. Le hasard avait eu son mot à dire !

Dès le lendemain de nos premières inscriptions, chacun dans nos universités de lettres modernes et de sciences neuves – Octobre avait gardé ses feuilles aux arbres du campus- mademoiselle, comme chez elle – alors que nos yeux avaient à peine eu le temps de faire connaissance et papillons de cils- allait toute nue naturellement !

Ma coloc allait toute nue en lisant, en notre petite cuisine américaine (nos pieds parfois se touchaient !), en dormant.

La chambre unique autorisait un co-lit deux places. Entre nous une équation mathématique pour moi, un Don Quichotte, version originale, pour elle.

C’était dangereux !